BlaBlaBar

Mouvements d'Opposition Au Maroc - Gagné ?

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Mouvements d'Opposition Au Maroc - Gagné ?

Message  Nikita le Dim 20 Fév - 12:30

Au tour des sujets des monarchies de se soulever. Le peuple arabe brise ses chaines et ose communiquer au reste du monde leur réalité.

Un marocain de 23 ans raconte via FaceBook. Encore timidement:

«Nous vivons dans une dictature.»
A 23 ans, Oussama El Khlifi ne mâche pas ses mots. Ce chômeur de 23 ans, qui vit à Salé, à côté de Rabat, est l'un des initiateurs de l'appel à manifester le 20 février prochain, lancé sur Facebook, pour demander des réformes politiques au Maroc.

Diplômé d'une école privée d'informatique et de gestion, il a enchaîné les petits boulots sans jamais trouver d'emploi stable. Il habite chez son père, policier, «un homme pas politisé». Lui a toujours été militant. A 13 ans, il adhère à l'Union socialiste des forces populaires (USFP), parti de gauche, aujourd'hui au gouvernement, dont il démissionne l'été dernier.

«C'est devenu un parti de régime.»
Celui qui met en avant sa «mentalité de gauchiste» s'inspire des événements de Tunisie et d'Egypte et lance son appel avec trois autres jeunes, qu'il dit avoir rencontrés sur Internet.

«Le dictateur, c'est le régime»
Aujourd'hui, Oussama revendique 20.000 internautes qui auraient répondu positivement à son appel. Son groupe sur Facebook n'affiche pourtant que 5.600 membres. Suffisamment pour faire réagir les autorités. Jeudi dernier, le porte-parole du gouvernement a indiqué que «les citoyens peuvent s'exprimer librement tant que cela se déroule dans le plein respect des intérêts vitaux».

«Le dictateur, ce n'est pas le roi, c'est le régime», nuance Oussama, qui souhaite une réforme constitutionnelle qui donnerait plus de pouvoir «au gouvernement, au Parlement, à la justice».
«Je ne peux pas parler du roi, ses discours sont sacrés», regrette-t-il toutefois.

«Il nous faut une monarchie parlementaire sur le modèle espagnol.» Le roi Mohammed VI n'est-il pas pourtant très populaire? «Les gens ont peur», répond-il, confiant dans sa capacité à mobiliser. Son appel a en tous les cas enflammé le Web marocain.

De nombreux internautes l'accusent de travailler pour les «services algériens», soupçonnés de déstabiliser le pays. Quant aux menaces de mort dont Oussama dit faire l'objet sur Internet et par téléphone, il les balaie. «Nous en avons fini avec la peur.»




Dernière édition par Nikita le Ven 1 Juil - 12:02, édité 1 fois

Nikita
Blablateur(euse)
Blablateur(euse)

Messages: 8362
Date d'inscription: 09/09/2010
Age: 1

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Mouvements d'Opposition Au Maroc - Gagné ?

Message  Nikita le Dim 20 Fév - 12:33

A l'appel du Mouvement pour le changement du 20 février lancé sur Facebook...

Les Marocains sont appelés à manifester pacifiquement dimanche pour demander au roi Mohammed VI de transférer une partie de ses prérogatives à un gouvernement élu et d'accroître l'indépendance du système judiciaire.

Les organisateurs du Mouvement pour le changement du 20 février ont réuni sur Facebook plus de 19.000 adhésions à cette manifestation destinée à «rétablir la dignité du peuple marocain» et à réclamer des réformes démocratiques et constitutionnelles et la dissolution du parlement.

Les récentes révolutions tunisienne et égyptienne ont remis en haut de l'agenda politique la réforme de la constitution au Maroc.

A la veille des manifestations, un mouvement de jeunes marocains a fait savoir qu'il se retirait de l'appel en raison de désaccords avec les Islamistes et la gauche.

Premier test pour Mohammed VI
Mais Saeed Bin Jebli, un porte-parole des organisateurs du rassemblement, a indiqué s'attendre à ce «que des milliers de personnes se joignent aux manifestations dans les principales villes», dont Marrakech.

A Rabat, la capitale, la police a demandé aux habitants de ne pas garer leurs voitures dans les rues principales pour prévenir tout risque de dégâts matériels lors du défilé.

Le Maroc est une monarchie constitutionnelle dotée d'un parlement élu mais la Constitution accorde à la monarchie de larges prérogatives allant de la dissolution du Parlement à l'imposition de l'état d'urgence et le souverain a son mot à dire dans l'attribution de portefeuilles ministériels importants, y compris celui du Premier ministre.

C'est la première fois depuis son accession au trône en 1999 que le rôle de Mohammed VI est à ce point scruté avec attention.

Sondage grandeur nature
Le degré de participation aux manifestations et les slogans qui seront scandés seront observés de près et feront figure de test de la popularité du monarque qui fuit les médias et les conférences de presse.

Des responsables affirment que l'engagement du Maroc à réformer n'a jamais été aussi palpable que sous le règne de Mohammed VI.
Depuis son arrivée au pouvoir, le monarque a engagé une lutte contre la pauvreté et le taux élevé d'analphabétisme et s'est attaché à développer les infrastructures pour attirer les investisseurs étrangers et créer des emplois.

Possibilité de troubles
Le ministre des Finances, Salaheddine Mezouar, a exhorté les Marocains à boycotter la marche pacifique mettant en garde contre «tout écart qui pourrait en l'espace de quelques semaines nous coûter ce que nous avons réalisé ces dix dernières années».

Les agences de notation Standard & Poors et Fitch ont estimé que le Maroc était dans la région le pays le moins susceptible d'être affecté par la vague de manifestations qui secoue le monde arabe.

Des responsables marocains ont pour leur part déclaré que l'Algérie et le Front Polisario, partisans de l'indépendance du Sahara Occidental, pourraient être tentés d'utiliser les soulèvements populaires pour attiser des troubles dans cette région disputée.

Nikita
Blablateur(euse)
Blablateur(euse)

Messages: 8362
Date d'inscription: 09/09/2010
Age: 1

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Mouvements d'Opposition Au Maroc - Gagné ?

Message  Nastya le Lun 21 Fév - 4:25

La génération Internet au Maroc

Entre 3000 et 20 000 Marocains ont manifesté dimanche à Casablanca et Rabat à l'appel du mouvement du "20 février" lancé sur Facebook, pour réclamer des réformes politiques et une limitation des pouvoirs du roi. Incisive, contestataire et de plus en plus libérée, la blogosphère marocaine est un nouvel espace de liberté dans le pays.

Nous sommes tous tunisiens"... Depuis la chute du régime de Zine El-Abidine Ben Ali, en Tunisie, les blogs et les réseaux sociaux du Maroc sont en ébullition. Fiers, aussi, du rôle joué par la blogosphère tunisienne dans la révolution du Jasmin. "C'est une grande victoire. Les Tunisiens ont montré toute l'importance que pouvait avoir le Web 2.0 (les réseaux sociaux) pour faire bouger les choses", s'enthousiasme Mostapha Gomri qui partage sur Internet avec ses "amis", depuis sept ans, ses analyses politiques et ses coups de gueule.

Tous les jours, pendant les émeutes qui ont secoué la Tunisie, des milliers de Marocains ont suivi les événements en direct sur Facebook, Twitter ou Youtube. Ils ont rediffusé les vidéos des manifestations, appelé à la mobilisation au Maroc ou en France, commenté chaque nouveau rebondissement et vibré à l'unisson des blogueurs tunisiens aux avant-postes de la confrontation avec la dictature de Ben Ali. L'épisode a encore renforcé la présence des Marocains sur la Toile, où ils se montrent de plus en plus incisifs.

Ils sont aujourd'hui 80 000 dans le royaume à avoir ouvert un blog, et près de 2 millions à utiliser un réseau social. La croissance de l'utilisation d'Internet a été fulgurante, au point que le nombre d'abonnés a augmenté de 10 000 % en cinq ans selon l'Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT). Un tiers des Marocains a aujourd'hui accès au Web, ce qui fait du royaume le deuxième pays le plus connecté du monde arabe après l'Égypte. "Grâce à sa politique économique libérale, le Maroc a vu très tôt apparaître sur le marché des opérateurs avec des prix assez bas. Ça a dopé l'essor du secteur", analyse Hisham Almiraat qui couvre le Maroc pour le réseau de défense des blogueurs Global Voices.

Alors que l'heure est plutôt au durcissement vis-à-vis de la presse écrite, Internet représente un véritable espace de liberté pour la jeunesse marocaine. Comme en Tunisie, on trouve sur la Toile des informations, des photos et des vidéos qui ne sont diffusées ni par les journaux ni par les chaînes de télévision. Fini le temps où les blogs étaient de simples journaux intimes... Les internautes n'hésitent plus à briser des tabous. Saïd Essoulami, directeur du Centre pour la liberté des médias au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (CMF MENA), suit de près cette évolution. Pour lui, Internet ouvre des horizons nouveaux au Maroc. En août 2009, par exemple, des internautes lancent sur Facebook un débat sur l'interdiction de rompre le jeûne en public pendant le Ramadan, une infraction punie d'une peine de 1 à 6 mois de prison selon l'article 222 du Code civil. Ils organisent à travers le réseau social un pique-nique symbolique pour protester. Il n'en fallait pas plus pour mettre la Toile en ébullition et faire parler de ce sujet, complètement absent des journaux !

Cheveux longs et barbe de trois jours, Najib Chaouki était l'un des initiateurs de ce mouvement. Pour ce blogueur politique aux billets acérés, c'est une évidence: il faut pouvoir parler de tout sur la Toile. Y compris s'il faut pour cela franchir les fameuses "lignes rouges" : le Sahara, la religion, le roi. "Notre travail aide la transition démocratique, martèle-t-il. C'est en faisant tomber les tabous que l'on pousse le pays à s'ouvrir et à gagner en liberté."

Sur YouTube, des gendarmes recevant des bakchichs
L'un des premiers à avoir donné l'exemple est un jeune habitant de Targuist, une petite localité perdue entre Al Hoceima et Chechaouen (Nord). En juillet 2007, il filme, en toute discrétion, des gendarmes en train de recevoir des bakchichs lors de contrôles de la circulation. Puis, il poste sa vidéo sur le site de partage Youtube. En quelques jours, elle est reprise partout au Maroc sur Internet puis dans les médias traditionnels.

Entre-temps, l'inconnu que tout le monde surnomme désormais le "sniper de Targuist" est devenu un héros pour toute la "blogoma" - la blogosphère marocaine. Ses images permettent d'attaquer de front le sujet ultra-tabou de la corruption des fonctionnaires. Elle fait des émules à Nador, à Midelt ou encore à Agadir, où d'autres "snipers" l'imitent. Et elle pousse la justice à s'intéresser au problème: des fonctionnaires sont arrêtés et, pour certains d'entre eux, condamnés à des peines de prison.

L'année suivante, en juin 2008, la blogosphère fait à nouveau parler d'elle. Des émeutes secouent l'ancienne enclave espagnole de Sidi Ifni, au sud d'Agadir. La télévision publique affirme que tout est calme. Très vite, pourtant, des vidéos montrent des affrontements violents entre manifestants et forces de l'ordre. Des photos de blessés sont mises en ligne et font le tour du Maroc, puis du monde... Depuis, il est impossible, au Maroc, qu'une manifestation dégénère sans que plusieurs vidéos attrapées à la volée avec des téléphones portables soient diffusées sur Internet. Ce fut encore le cas, il y a peu, à Laayoune, au Sahara occidental. "Jusque-là, on n'entendait jamais parler de ce Maroc enclavé, loin de la capitale, car les journalistes avaient rarement le temps de s'y rendre. Aujourd'hui, peu importe d'où vient l'information, elle se diffuse dans tout le Maroc", se félicite Mostapha Gomri.

L'appropriation d'Internet par les jeunes a permis de démocratiser un peu l'accès à la communication, dans un pays où la sphère médiatique a longtemps été réservée à une certaine élite. On trouve en ligne des islamistes, des gauchistes, des doctorants, des bacheliers, des citadins, des campagnards... Pour Younes Kassimi, organisateur des Moroccans blog awards, qui récompensent chaque année les meilleurs sites personnels, ces profils très variés sont la grande force du Net marocain: "La Toile donne la parole à des gens qui ne l'avaient pas, et que les élites connaissent finalement assez peu."

Des ministres sur Facebook et Twitter
Cette facilité d'accès interpelle à son tour le monde politique lui-même. Les initiatives de politiciens qui cherchent à se faire une place sur la Toile sont de plus en plus nombreuses. Le ministre de la Jeunesse et des Sports Moncef Belkhayat vient par exemple d'ouvrir une page sur Facebook où il organise un débat public tous les mardis après-midi. Auparavant, Ahmed Reda Chami, ministre du Commerce, de l'Industrie et des Nouvelles technologies, s'est lancé dans le bain virtuel en ouvrant un blog et un compte sur Twitter. Des pros de la communication politique comme l'égérie des islamistes Nadia Yassine ou le maire de Fès, Hamid Chabat, s'y sont mis depuis longtemps.

"C'est devenu essentiel pour avoir accès à des jeunes Marocains qui se désintéressent de plus en plus de la vie publique et ne vont plus voter", souligne Omar Balafrej, ex-conseiller municipal socialiste à Ifrane. Ce jeune politicien de 37 ans a commencé par ouvrir un blog et il est aujourd'hui très présent sur les réseaux sociaux. "L'avenir de la politique passe en partie par la Toile", ajoute-t-il.

Cette approche est loin d'être partagée par tous. De l'USFP à l'Istiqlal, la plupart des partis politiques ne se servent d'Internet qu'avec parcimonie. Et le pouvoir conserve des rapports assez ambivalents avec la "blogoma". Il laisse une liberté réelle aux internautes du royaume. Mais, de temps à autres, il sévit, en particulier lorsque les blogueurs sont issus du milieu rural. Entre 2008 et 2010, six blogueurs et un propriétaire de cybercafé ont ainsi été arrêtés et condamnés à des peines de quatre mois à deux ans de prison. Une association de blogueurs a été lancée en mai 2009 pour défendre les droits des internautes. Mais elle n'a toujours pas reçu le récépissé de sa déclaration de création nécessaire à son existence juridique. Son président, Saïd Benjebli, y voit la preuve que les blogueurs "dérangent" du fait de leur indépendance: "Ça déplaît beaucoup aux autorités de ne pas pouvoir nous mettre dans des cases, assure-t-il. Elles ne peuvent pas appeler un chef de parti ou d'association pour lui demander de museler telle ou telle voix un peu trop forte."

Dans ce contexte un peu tendu, les événements tunisiens ont soulevé un espoir parmi les blogueurs. Que les autorités comprennent qu'il est risqué de trop cadenasser la liberté d'expression, car le mécontentement peut se transformer en exaspération et les manifestations, en révolution. "Les Tunisiens ont prouvé qu'avec Internet, on peut casser toute forme de censure et partager les informations gênantes avec son pays et le reste du monde", se réjouit Najib Chaouki.








Nastya
Commère
Commère

Messages: 1947
Date d'inscription: 27/09/2010
Age: 1

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Mouvements d'Opposition Au Maroc - Gagné ?

Message  DjiPi le Lun 21 Fév - 21:25

Mohammed VI veut poursuivre les réformes

Le roi du Maroc, Mohammed VI, a déclaré qu'il ne cèderait pas à «la démagogie», au lendemain des manifestations réclamant un progrès démocratique dans le pays. Il a toutefois fait un pas vers les protestataires en réaffirmant sa volonté de poursuivre les «réformes structurantes».

DjiPi
Blablateur(euse)
Blablateur(euse)

Messages: 5174
Date d'inscription: 08/09/2010
Age: 21

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Mouvements d'Opposition Au Maroc - Gagné ?

Message  DjiPi le Mar 22 Fév - 13:02

Maroc: Plus de 5.000 personnes se rassemblent pour le changement

MONDE - Les Marocains se sont rassemblés dans les grandes villes du pays...

Des milliers de personnes se sont rassemblées dimanche dans les grandes villes du Maroc pour exiger du roi Mohammed VI qu'il transfère une partie de ses prérogatives à un gouvernement élu et prenne des mesures énergiques contre la corruption.


5.000 personnes

Au moins 5.000 manifestants ont défilé dans le centre de la capitale, Rabat, selon les évaluations de journalistes de Reuters. Certains participants agitaient des drapeaux tunisiens et égyptiens, référence aux révolutions qui viennent de chasser du pouvoir les présidents Zine ben Ali et Hosni Moubarak.

Des rassemblements ont eu lieu dans d'autres grands centres urbains comme Marrakech et Casablanca.

A Marrakech, le cortège des manifestants a été violemment dispersé par la police, qui a joué de la matraque, a déclaré Mohamed El Aouni, membre du comité organisateur du «Mouvement du 20 février pour le changement».

A Casablanca, la capitale économique, seules quelques centaines de personnes se sont rassemblées, selon un responsable gouvernemental. Aouni, en revanche, a évalué leur nombre à 10.000.

Présence policière discrète

La présence policière est restée discrète à Rabat. Des agents en uniforme se tenaient à distance du lieu initial de rassemblement, dans le quartier de Bab el Ahad, mais des policiers en civil se sont mêlés aux manifestants, carnet de notes à la main.

«Le peuple rejette une Constitution faite pour des esclaves!», «A bas l'autocratie!», scandaient les protestataires qui demandent également pour certains le départ du Premier ministre, Abbas el Fassi.

Aucune attaque directe contre le roi n'a, en revanche, été relevée dans les slogans ou sur les banderoles des manifestants.

«Manifestations pacifiques»

«C'est une manifestation pacifique pour réclamer des réformes constitutionnelles, pour la dignité du peuple, contre la corruption et le gaspillage des fonds publics», a déclaré Moustapha Mouchtati, du groupe Baraka (Assez), qui a participé à l'organisation de ce rassemblement.

La police avait demandé aux habitants de ne pas garer leurs voitures dans les rues principales de Rabat pour prévenir tout risque de dégâts matériels lors de la manifestation.

A l'origine de cette journée de mobilisation, les organisateurs du Mouvement du 20 février pour le changement avaient réuni sur Facebook dans les 20.000 adhésions.

Samedi, un mouvement de jeunes marocains avait fait savoir qu'il se retirait du mouvement en raison de désaccords avec les islamistes et la gauche.

Boycott

Les jeunesses de l'association de bienfaisance islamiste Justice et Charité, interdite, se sont en revanche associées au mouvement, de même que des membres de formations de l'opposition et des militants berbères. Le principal syndicat de la presse et des organisations de défense des droits de l'homme ont exprimé leur soutien à l'initiative.

Les autobus de la capitale sont restés au garage dimanche, empêchant certains Rabatis de participer au rassemblement. «Nous voulions éviter que des bus soient endommagés», a expliqué un responsable.

Le ministre des Finances, Salaheddine Mezouar, avait exhorté les Marocains à boycotter les manifestations et a mis en garde contre «tout écart qui pourrait en l'espace de quelques semaines nous coâter ce que nous avons réalisé ces dix dernières années.»

De jeunes manifestants souhaitent poursuivre le mouvement en organisant des sit-in quotidiens, a déclaré Aouni. «Nous ne nous sommes pas entendus sur la suite à donner. Certains proposent d'organiser des manifestations chaque semaine», a-t-il dit.


Monarchie constitutionnelle


Le Maroc est une monarchie constitutionnelle dotée d'un Parlement élu mais la Constitution accorde à la monarchie de très larges prérogatives allant de la dissolution du Parlement à l'imposition de l'état d'urgence.

Le souverain a également son mot à dire dans l'attribution de portefeuilles ministériels importants, y compris dans la nomination du Premier ministre.

Depuis son arrivée au pouvoir, Mohamed VI a pris des mesures contre la pauvreté et l'analphabétisme et s'est attaché à développer les infrastructures pour attirer les investisseurs étrangers et créer des emplois.

Les agences de notation Standard & Poors et Fitch ont estimé que le Maroc était dans la région le pays le moins susceptible d'être affecté par la vague de contestation qui secoue le monde arabe.


DjiPi
Blablateur(euse)
Blablateur(euse)

Messages: 5174
Date d'inscription: 08/09/2010
Age: 21

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Mouvements d'Opposition Au Maroc - Gagné ?

Message  Admin le Jeu 10 Mar - 8:44

Maroc: Mohammed VI annonce une «réforme constitutionnelle»

MONDE - Le roi du Maroc a annoncé de nouvelles réformes démocratiques...

Le roi Mohammed VI du Maroc a annoncé mercredi soir d'importantes réformes démocratiques allant notamment vers un renforcement du Premier ministre et l'«élargissement des libertés individuelles», dans son premier discours à la nation depuis les manifestations du 20 février. «Nous avons décidé d'entreprendre une réforme constitutionnelle globale», a déclaré le souverain, soulignant son «engagement ferme de donner une forte impulsion à la dynamique réformatrice profonde (...) en cours».

«On est presque surpris. Sa Majesté a été très fort, il a répondu positivement aux demandes des partis et de la jeunesse», a déclaré à l'AFP Abdelilah Benkirane, le secrétaire général du parti islamiste justice et développemnt (PJD, opposition parlementaire). «Le PJD est satisfait. Cette évolution ressemble plus à une révolution et les parties concernées sont appelées à travailler sérieusement pour concrétiser le contenu de ce discours», a-t-il ajouté. Cette réforme constitutionnelle annoncée par le roi sera soumise à «un référendum populaire» dont la date n'a pas été fixée.

Renforcement du statut du Premier ministre

Dans son discours, Mohammed VI a énuméré sept fondements de ses réformes démocratiques, dont la reconnaissance constitutionnelle pour la première fois de la composante berbère «amazigh», le «renforcement du statut du Premier ministre», et «la volonté d'ériger la justice en pouvoir indépendant». L'article 65 de l'actuelle constitution marocaine précise que le Premier ministre, nommé par le roi, «assume la responsabilité de la coordination des activités ministérielles».

Le Premier ministre sera nommé, selon la prochaine constitution, au sein du «parti politique arrivé en tête des élections» de la première Chambre du parlement marocain et non plus désigné par le souverain, précise le discours royal. «En tant que chef d'un pouvoir exécutif effectif», le Premier ministre sera «pleinement responsable du gouvernement, de l'administration publique (...) et de la mise en oeuvre du programme gouvernemental», selon le souverain.

Nouveau partage du pouvoir

«C'est une rupture avec un passé pointé du doigt par tout le monde. Il répond aux demandes de bon nombre de Marocains qui n'ont jamais cessé de revendiquer des réformes instutionnelles et politiques», a souligné pour sa part le politologue Mohamed Darif. «Ce discours rompt avec la monarchie exécutive. Il n'instaure pas une monarchie parlementaire, mais il prévoit une monarchie équilibrée avec un partage du pouvoir entre le roi et un gouvernement issu du parlement», a-t-il ajouté.

«La consolidation de l'Etat de droit (...), l'élargissement du champ des libertés individuelles et collectives (...) ainsi que le renforcement du système des droits de l'homme dans toutes leurs dimensions» figureront dans la prochaine réforme constitutionnelle, a précisé le roi du Maroc. Ce dernier a en outre «décidé d'inscrire», dans le cadre d'une «réforme constitutionnelle globale», le processus de régionalisation dans le royaume, «avec en tête les provinces du Sahara marocain» (ndlr: Sahara occidental).

Le roi a également annoncé la prochaine formation d'une commission ad hoc pour la «révision de la constitution», dont la présidence sera confiée au constitutionnaliste marocain Abdeltif Menouni. Ce dernier présentera au roi, d'ici juin, les propositions de réforme de la constitution, a précisé le souverain. Depuis la promulgation de la première constitution marocaine en 1962, celle-ci a été plusieurs fois révisée, la dernière en date étant en 1996. Ce discours à la nation est le premier après les manifestations du 20 février à l'appel de plusieurs jeunes, via Facebook, réclamant des «réformes politiques profondes».

Admin
Blablateur(euse)
Blablateur(euse)

Messages: 8541
Date d'inscription: 08/09/2010
Age: 1

Voir le profil de l'utilisateur http://fivesclub.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Re: Mouvements d'Opposition Au Maroc - Gagné ?

Message  Nikita le Dim 1 Mai - 16:29

Maroc : arrestation du directeur d'un journal influent

Rachid Nini est en garde à vue depuis jeudi pour atteinte à "la sécurité et à l'intégrité de la nation et des citoyens".

"M. Nini a été placé en garde à vue depuis jeudi et cette messure a été renouvelée pour les besoins de l'enquête", a ajouté la même source.

Le parquet de Casablanca, cité par l'agence marocaine de presse Map, affirme avoir donné des instructions à la police judiciaire pour qu'elle enquête avec M. Nini suite à ses écrits critiquant "la marche des services de sécurité et accusent certaines personnalités publiques de violer la loi à l'occasion de leur traitement" notamment dans la lutte antiterroriste.

Le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) et la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) ont dénoncé cette arrestation. L'organisation internationale de défense de la presse Reporters sans frontières a condamné pour sa part le placement en garde à vue de M. Nini, demandant sa "libération immédiate.

Selon des journalistes d'Al Massae, cité par Reporters sans frontière, Rachid Nini a dénoncé la "corruption" et "mis en cause Ali Fouad el Himma", un proche du roi qui a fondé le Parti authencité et modernité (PAM) et "publié des informations" sur un responsable sécuritaire.

Selon l'Organisme de justification de la diffusion (OJD, Maroc) le quotidien Al Massae publie 113.400 exemplaires par jour, un des plus importants tirages.

Nikita
Blablateur(euse)
Blablateur(euse)

Messages: 8362
Date d'inscription: 09/09/2010
Age: 1

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Mouvements d'Opposition Au Maroc - Gagné ?

Message  Nikita le Ven 17 Juin - 23:41

Maroc : la nouvelle Constitution va réduire les pouvoirs du souverain

Le roi du Maroc Mohammed VI a présenté, vendredi 17 juin, lors d'une adresse à la nation, une réforme constitutionnelle très attendue. Le nouveau texte prévoit notamment de réduire certains des pouvoirs politiques et religieux du souverain, ainsi qu'un renforcement des pouvoirs du premier ministre. Le projet de réforme sera soumis à référendum le 1er juillet.

De nouveaux pouvoirs pour le premier ministre. Le nouveau projet de réforme propose notamment un renforcement des pouvoirs du premier ministre, qui deviendra "le président du gouvernement", désormais désigné au sein du parti arrivé en tête d'élections législatives.

La politique générale du pays sera, elle, débattue au sein du conseil du gouvernement, qui se tiendra chaque vendredi sans la présence du roi. Jusque-là, seul le conseil des ministres, présidé par le roi, pouvait décider de cette politique.

Le premier ministre pourra également dissoudre le Parlement, un pouvoir uniquement réservé au souverain dans la Constitution actuelle, et son pouvoir de nomination est accru (fonctions civiles, entreprises publiques, administrations publiques, etc.).

"La nouvelle Constitution s'annonce extrêmement libérale et démocratique", estime Jean-Noël Ferrié, politologue spécialiste du monde arabe et directeur de recherche au CNRS. Libérale, parce qu'elle devrait comporter de nouveaux droits et créer une Cour constitutionnelle.

L'égalité entre hommes et femmes devrait être constitutionnalisée et "la Constitution devrait reconnaître, indirectement, la liberté de conscience", par le biais de références à des conventions et traités internationaux.

Les Marocains pourraient également avoir la possibilité de saisir la Cour constitutionnelle nouvellement créée et ainsi faire progresser leurs droits. Selon Jean-Noël Ferrié, les organisations féministes pourront l'utiliser pour attaquer certaines lois inégalitaires, comme celle qui s'applique en matière d'héritage. Le politologue évoque également la possibilité d'un référendum d'initiative populaire.

Une réforme de la justice. Du côté de la justice, le Conseil supérieur de la magistrature ne sera plus présidé par le ministre de la justice, qui y représentait le roi. "C'est un des moyens par lesquels s'opérerait l'indépendance de la justice", explique Jean-Noël Ferrié. Une indépendance confirmée par les informations obtenues par l'AFP. L'article 107 prévoit que le roi en soit le garant.

Des limites au champ d'intervention du roi comme "commandeur des croyants" vont être posées. Contrairement à son prédécesseur, Mohammed VI n'a jamais fait un usage politique de ce titre.
La Constitution devrait acter cette pratique en le réservant explicitement aux seules questions religieuses. "Elle fera bien la différence entre le roi en tant que chef d'Etat, et le roi comme chef religieux", résume Jean-Noël Ferrié.
Enfin, le berbère deviendra la deuxième langue officielle du pays, au même titre que l'arabe.

Après l'annonce du roi, un référendum viendra clore le processus en juillet. Pour Jean-Noël Ferrié, ce sera "le véritable test" pour la nouvelle Constitution. "S'il y a une participation aux alentours de 60 %, cela voudra dire que la population soutient fortement la Constitution", estime-t-il. Pour le politologue, il s'agit d'un compromis raisonnable, entre l'ancienne Constitution et les monarchies constitutionnelles européennes : "Nous ne sommes pas dans une situation où le monarque est dénué de pouvoir comme en Espagne ou au Royaume-Uni, mais dans une situation où le roi détient des pouvoirs d'arbitrage."

Nikita
Blablateur(euse)
Blablateur(euse)

Messages: 8362
Date d'inscription: 09/09/2010
Age: 1

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Mouvements d'Opposition Au Maroc - Gagné ?

Message  Nikita le Sam 18 Juin - 20:14

Malgré l'annonce de réformes, les contestataires manifestent dimanche

Le mouvement contestataire qui revendique des changements politiques profonds au Maroc a appelé à manifester dimanche, jugeant insuffisantes les réformes de la constitution annoncées par le roi Mohammed VI.

Des manifestations sont prévues notamment à Rabat, Casablanca, Tanger (nord), Marrakech (sud) et Fès (centre), précise la page Facebook du Mouvement, qui compte plus de 60.000 membres.

"Ce projet de constitution ne change pas grand chose par rapport au texte actuel", a déclaré pour sa part Mina Bouchkioua, enseignante et membre du Mouvement à Rabat.

Les islamistes représentés au Parlement ont de leur côté réservé leur réponse tout en notant des progrès.

"Comparé à l'actuelle constitution, ce projet est une avancée importante. Tout ce que le roi a promis dans son discours du 9 mars a été tenu", a déclaré samedi à l'AFP Saad Eddine Othmani, député et l'un des dirigeants du parti islamiste Justice et développement (PJD), de l'opposition parlementaire.

La majorité s'est félicitée comme prévu du discours royal.

"Le Maroc rentre dans une nouvelle phase constitutionnelle. Ce projet permettra d'édifier un Etat démocratique moderne", a souligné Nabil Benabdallah, secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS, coalition gouvernementale).

"Ce texte permet une clarification et une séparation des pouvoirs à côté d'un rôle religieux (du roi) séparé du rôle politique, ce qui est important", selon M. Benabdallah.

Le Mouvement des jeunes reproche au projet de ne pas aller assez loin, notamment sur le plan religieux.

Le roi est toujours le Commandeur de Croyants et il se voit confirmé comme la seule autorité religieuse du royaume. Par ailleurs, le Conseil supérieur des Oulémas (théologiens officiels), la plus haute instance religieuse présidée par le monarque, est mentionnée pour la première fois dans un texte constitutionnel.

Sur le plan politique, le roi préside toujours le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire et les jugements sont prononcés en son nom, comme dans l'actuelle constitution. Cette disposition est considérée par les opposants au projet comme une atteinte au principe de séparation des pouvoirs.

Le souverain roi reste aussi un acteur important du pouvoir exécutif, puisqu'il préside le conseil ministériel, au sein duquel les grandes stratégies de l'Etat sont déterminées, selon le nouveau projet.

Il demeure également chef des armées et présidera un "Conseil supérieur de sécurité" qui aura pour mission de "gérer les questions sécuritaires internes, structurelles et imprévues" dans un pays frappé fin avril par un attentat meurtrier à Marrakech.

Nikita
Blablateur(euse)
Blablateur(euse)

Messages: 8362
Date d'inscription: 09/09/2010
Age: 1

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Mouvements d'Opposition Au Maroc - Gagné ?

Message  Nikita le Ven 1 Juil - 12:08

Les Marocains votent pour une nouvelle constitution

Si la contestation du pouvoir en place n’a, au Maroc, clairement pas eu l’intensité des pays voisins, elle existe tout de même. C'est la raison pour laquelle le roi propose aujourd’hui une réforme constitutionnelle. Mais il est surtout à la recherche d'un plébiscite.

La nouvelle Constitution prévoit que ...
-Le souverain continuera de nommer le Premier ministre, mais ce dernier devra être issu du parti ayant remporté le plus de sièges aux élections législatives.

-Le roi pourra aussi opposer son veto à la nomination des autres ministres et proposer leur limogeage. Le texte reconnaît explicitement les pouvoirs exécutifs du gouvernement mais maintient le monarque à la tête de l'armée et du système judiciaire.

- Il conserve également son statut de Commandeur des Croyants.

Le roi est quasiment assuré de la victoire du « oui ».
C’est plutôt le taux d’abstention qui sera observé, car le roi cherche un plébiscite.
S’il est élevé, les partisans d’une réelle monarchie parlementaire se sentiront légitimes à poursuivre la lutte.

Et ils sont nombreux les démocrates, insatisfaits par cette nouvelle constitution. Le taux de participation aux dernières élections législatives, en 2007, n'était que de 37%.

Le roi bénéficie d’un important capital sympathie auprès de la population, d’autant plus qu’il a accordé en mai des augmentations de salaire aux fonctionnaires et aux militaires, et a pratiquement triplé les subventions aux prix des produits alimentaires et de l'énergie.

Autre facteur déterminant, les chaînes de télévision, toutes contrôlées par l'Etat, ont accordé une très large place aux partisans des réformes, même si les partis politiques qui y sont opposés ont bénéficié d'un certain temps d'antenne.

Nikita
Blablateur(euse)
Blablateur(euse)

Messages: 8362
Date d'inscription: 09/09/2010
Age: 1

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Mouvements d'Opposition Au Maroc - Gagné ?

Message  Nikita le Sam 2 Juil - 4:41

Plus de 98% de "oui" au référendum de vendredi au Maroc

Ouvert à plus de 13 millions de Marocains, le scrutin s'est déroulé jusqu'au soir dans les 40000 bureaux mis en place, y compris au Sahara occidental. Il faudra attendre dimanche ou lundi pour les résultats définitifs.

Les opérations de vote dans le royaume se sont tenues sous la surveillance de 136 observateurs marocains appartenant à la société civile et placés sous la supervision du Conseil national des droits de l'homme.

Nikita
Blablateur(euse)
Blablateur(euse)

Messages: 8362
Date d'inscription: 09/09/2010
Age: 1

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Mouvements d'Opposition Au Maroc - Gagné ?

Message  Nikita le Lun 5 Sep - 16:05



Mohammed VI : Le roi du Maroc en deuil

La princesse Lalla Aicha, tante du roi du Maroc Mohammed VI, est décédée à l'âge de 81 ans dimanche 4 septembre à 21h, comme l'a annoncé un communiqué du ministère de la Maison royale du Protocole et de la Chancellerie. Fille de Mohammed V et soeur d'Hassan II (roi du Maroc de 1961-1999), Lalla Aicha était née le 17 juin 1930.

Cette bachelière et étudiante en langues avait marqué les esprits en 1947, en prononçant un discours appelant la femme marocaine à la scolarisation. Lalla Aicha avait été la première femme arabe à occuper un poste d'ambassadeur. Elle a été ambassadeur du Maroc en Grande-Bretagne de 1965 à 1968, en Grèce de 1969 à 1970, et en Italie de 1970 à 1973. Elle était investie auprès du Croissant rouge marocain, et dédiée à de nombreuses associations de charité.

Les obsèques de feue la princesse Lalla Aicha se tenaient aujourd'hui, en la mosquée Ahl Fès. La dépouille de la défunte a été inhumée au Mausolée Moulay Al Hassan au Palais royal à Rabat.

Nikita
Blablateur(euse)
Blablateur(euse)

Messages: 8362
Date d'inscription: 09/09/2010
Age: 1

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Mouvements d'Opposition Au Maroc - Gagné ?

Message  Admin le Mar 11 Oct - 14:03

Maroc: appel au boycott des élections

Le mouvement islamiste Justice et bienfaisance, non reconnu mais toléré par les autorités, a appelé aujourd'hui au boycott des élections législatives prévues au Maroc le 25 novembre. "Nous appelons le peuple marocain à boycotter ce processus basé sur le mensonge et l'illusion", a indiqué dans un communiqué cet important mouvement surtout présent dans le domaine de l'aide sociale dans les grandes agglomérations.

"Nous appelons également l'élite politique, intellectuelle et économique marocaine à adhérer au Mouvement du 20 février, qui est le mouvement du peuple", poursuit le texte. Pour faire pièce à la contestation des jeunes du Mouvement du 20 février, qui compte parmi ses rangs des militants de Justice et Bienfaisance, le roi Mohammed VI a fait adopter en juillet une constitution qui accroît certains pouvoirs du Premier ministre tout en préservant l'essentiel des prérogatives royales.

Même s'il ne parvient pas à mobiliser en masse, le Mouvement du 20 février, composé surtout de jeunes, de cyber-militants, de militants de gauche, et d'islamistes, continue de manifester régulièrement dans les grandes villes du pays pour promouvoir ses revendications démocratiques. Pour leur part, les autorités ne se privent pas d'accuser régulièrement le mouvement islamiste Justice et bienfaisance de "noyauter" et de "manipuler" les jeunes du 20 février.

_________________

Admin
Blablateur(euse)
Blablateur(euse)

Messages: 8541
Date d'inscription: 08/09/2010
Age: 1

Voir le profil de l'utilisateur http://fivesclub.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Re: Mouvements d'Opposition Au Maroc - Gagné ?

Message  Nikita le Lun 21 Nov - 1:13

Des milliers de Marocains manifestent contre les élections

Des milliers de Marocains ont manifesté dimanche dans plusieurs villes du royaume pour exhorter leurs compatriotes à boycotter les élections législatives de vendredi.

Ce scrutin est censé illustrer la volonté de réforme du roi Mohammed VI dans un contexte de révolutions et de soulèvements populaires en faveur d'une démocratisation à travers le monde arabe.

Les manifestants prédisent déjà que le vote de vendredi ne sera pas démocratique.

A Tanger, dans le nord du pays, un journaliste de Reuters a rapporté qu'environ 10.000 manifestants s'étaient massés sur une place du quartier populaire de Beni Mkada. Un groupe de participants portait un faux cercueil enveloppé d'un drap blanc avec l'inscription "élections législatives".

Environ 200 policiers équipés de tenues anti-émeute ont bouclé la place mais aucun affrontement n'a été signalé. Un policier a estimé le nombre de manifestants à moins d'un millier.

A Casablanca, poumon économique du Maroc, un témoin a fait état d'au moins 6.000 participants à un rassemblement similaire malgré la pluie.

Deux diplomates occidentaux et un habitant de Rabat ont estimé la foule à environ 3.000 personnes dans la capitale.

Ce mouvement en faveur du boycottage des élections trouve peu de résonance au sein de la population, qui, dans sa grande majorité, est peu engagée politiquement et vénère le souverain.

Le scrutin devrait principalement opposer des islamistes modérés ayant juré fidélité au roi à une coalition de partis essentiellement libéraux et proches du palais.

Confronté en février à un début de contestation inspiré par les révolutions tunisienne et égyptienne, Mohammed VI a rapidement réagi en proposant de transférer une partie de ses prérogatives à un gouvernement élu, tout en conservant la haute main sur les affaires religieuses et de sécurité. Ces réformes ont été approuvées en juillet lors d'un référendum sur une modification de la Constitution et les élections législatives, initialement prévues en septembre 2012, ont été avancées.

Les détracteurs du roi jugent que cette consultation a été organisée de manière trop précipitée pour permettre un véritable débat.

Nikita
Blablateur(euse)
Blablateur(euse)

Messages: 8362
Date d'inscription: 09/09/2010
Age: 1

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Mouvements d'Opposition Au Maroc - Gagné ?

Message  DjiPi le Jeu 24 Nov - 11:43

Et si Rabat prenait le chemin de Tunis?

Les islamistes marocains du PJD font figure de favoris pour les législatives anticipées du 25 novembre. Le sacre d’Ennahda à Tunis leur donne des ailes.

Les Marocains sont appelés aux urnes le 25 novembre pour élire un nouveau Parlement. Ces élections anticipées (elles devaient intervenir à l’automne 2013) sont la conséquence de l’adoption cet été d’une nouvelle Constitution.

La nouvelle Assemblée comptera 70 députés de plus. Des sièges supplémentaires, réservés aux femmes et aux jeunes, « visent à donner une image plus moderne à un Parlement largement dominé par les notables et une preuve d'ouverture du régime monarchique vers plus de démocratie » analyse All Africa.com.

Les Marocains peu enthousiastes

Une frange de l’opinion publique se détourne du scrutin par conviction, estimant que les attentes pour un réel changement de régime n’ont pas été satisfaites par le Palais, d’autres, fatalistes cultivent leur apolitisme et ne jurent que par la quiétude (discutable) offerte par le statu quo, et il y a enfin, ceux qui veulent y croire et appellent à aller voter pour consacrer disent-ils, la démocratie.

De tout cela un constat est visible : la fièvre électorale n’est pas au rendez-vous au Maroc, de l’aveu même d’une mission parlementaire européenne avance Demain Online au moment où la Tunisie installe une Constituante dans une ferveur remarquable et que les indignés de la Place Tahrir au Caire donnent de nouveau de la voix contre les apparatchiks militaires. Beaucoup de Marocains se détournent des élections qu'ils considèrent comme de la poudre aux yeux dans un jeu politique aux dés pipés. En 2007, le taux de participation avait été de 37% seulement, et une forte abstention est à craindre encore pour ce scrutin. Une situation qui, fait paradoxal, renforcerait les chances de victoire des islamistes, favorisés par une base électorale stable et fidèle. Selon le chroniqueur politique Khalid Jamaï, cela ferait d’abord le jeu de la monarchie.

Pour cette dernière, la participation sera aussi un baromètre de l'efficacité des mesures qu'elle a instaurées. La question sera de savoir si son administration laissera les urnes décider en toute transparence de l’issue du scrutin. Des signes permettent déjà d’en douter : l’ONG Human rights watch (HRW) enjoint Rabat de cesser de harceler les activistes qui appellent au boycott des élections.

Demain, les barbus au pouvoir?

Dans sa dernière édition, le newsmag TelQuel, connu pour sa défense de la laïcité (qui n’a pas cours au Maroc évidemment) livre un pronostic sans appel: « Le Maroc sera islamiste » titre-t-il en une, en ajoutant en sous-titre, comme un clin d’œil, « sauf miracle…ou petit tour de passe-passe du Palais ». Un sentiment assez partagé, tant le Parti de la Justice et du Développement (PJD), actuelle première force politique de l’opposition, a le vent en poupe.

Il surfe évidemment sur le sacre d’Ennahda en Tunisie, mais bien plus, son ascension est irrésistible depuis des années. Fondé en 1998 sur le modèle de l’AKP turc, le seul parti islamiste légalisé (ses partisans sont monarchistes et reconnaissent le statut religieux du roi, commandeur des croyants) avait fait une percée remarquable lors des précédentes législatives en 2007.

Mais aujourd’hui, le climat tant national que dans la région a changé. Pour les déçus du système, qui se recrutent autant auprès des démunis que dans les classes moyennes citadines, la tentation de voter islamiste n’est plus un tabou. Comme elle ne l’est plus pour les capitales occidentales qui semblent résignées à composer avec les « barbus » issus d’un processus démocratique à défaut d’avoir su maintenir les tyrans. Et bien entendu, le PJD fait tout pour rassurer les chancelleries étrangères en jurant, la main sur le cœur, qu’il n’est pas question pour eux d’islamiser à coups de lois liberticides la société.

«L'expérience tunisienne a défini la tendance : il n'y a pas beaucoup de différences entre les Marocains et les Tunisiens. En plus, l'Occident nous connaît de mieux en mieux», a déclaré à Reuters le numéro deux du PJD, Lahcen Daoudi. Les islamistes comptent obtenir entre 70 et 80 sièges sur les 395 que compte le Parlement.

Le regain de religiosité constaté dans la société est certes un facteur important dans la montée du PJD. Mais il n’est pas le seul. Contre lui, une alliance hétéroclite de partis ayant perdu leur crédit à l’usage du pouvoir semble ne pas faire le poids. Elle renvoie immanquablement aux vieilles pratiques du passé, aux accommodements des politiques avec le régime, à la corruption. Les islamistes, eux, ont su cultiver une image de sérieux dans l’hémicycle où l’assiduité et une certaine rigueur dans le travail de leurs élus tranchaient nettement avec l’absentéisme et le clientélisme de leurs adversaires.

Des différences notoires avec Tunis

Ceci-dit, la prudence est de mise, car la fameuse exception marocaine dont se targue le pouvoir pour expliquer que la révolution n’est pas d’actualité pour le royaume, a au moins une caractéristique: la puissance des lobbys de notables dans les régions. Leur légitimité tient plus de leur enracinement dans leurs fiefs, et l’éthique démocratique n’a pas chez leurs partisans valeur de morale. C’est sûr, contrairement à la Tunisie où le champ politique était dévasté par la dictature de Ben Ali, au Maroc, quoique délétère, ce paysage a gardé de sa substance.

Sur son blog d’El Pais, Ignacio Cembrero commente le parallélisme que les médias font actuellement entre la Tunisie et le Maroc. Il constate que «les modalités de participation, du déroulement et la transparence des élections restent fort différentes».

Certains prophétisent aussi la constitution d’un gouvernement d’union nationale compte tenu des jeux d’alliance possibles. Aussi, le PJD a d'ores et déjà annoncé qu'en cas de victoire relative, il formerait une alliance avec d’autres partis, dont celui de l’Istiqlal, très conservateur, auquel appartient l'actuel Premier ministre Abbas al Fassi, dont le gouvernement et le clan familial présent à tous les étages du pouvoir est honni par la rue.

Ce serait alors une évolution dans la continuité. Une évolution avec les islamistes aux commandes.

DjiPi
Blablateur(euse)
Blablateur(euse)

Messages: 5174
Date d'inscription: 08/09/2010
Age: 21

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum